Intervention de François PURSEIGLE – “Sociologie des controverses environnementales” & “Sociologie rurale et des mondes agricoles”

14 mai

L’accroissement et le vieillissement de la population contribue à des impacts directs et indirects sur l’environnement. Les politiques s’interrogent donc sur de nouveaux dispositifs permettant de respecter et protéger l’environnement, même si la mise en place de ces politiques n’est pas toujours aisée. Le processus actuel d’entrée en minorité des populations agricoles en France et dans le monde est également un facteur déterminant du choix de politiques adaptées.

Maître de Conférences en sociologie habilité à diriger des recherches à l’Institut National Polytechnique de Toulouse – Ecole Nationale

Supérieure Agronomique et chercheur associé au Centre de recherches politiques de Sciences po-Paris, Monsieur Purseigle a dirigé en premier lieu son intervention sur la sociologie des controverses environnementales. Il nous a proposé d’analyser les controverses associées à un projet environnemental d’implantation d’une voie rapide sur un territoire : cet exercice nous a permis de décortiquer les différentes parties prenantes, leurs enjeux et leurs revendications, et plus globalement, de comprendre l’origine et la dynamique des controverses.

Il nous a ensuite présenté les mondes agricoles dans la globalisation et leurs évolutions actuelles, la définition du (des) métier(s) d’agriculteur, et l’histoire des organisations agricoles et leurs rôles.

Ces deux jours de cours de sociologie environnementale et de sciences politiques des mondes agricoles ont été particulièrement enrichissants, notamment dans le contexte électoral actuel.

Nous remercions chaleureusement Monsieur Purseigle pour son dynamisme et sa disponibilité.

Marie-Catherine BOURGA

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Fiche de lecture : “La dictature du carbone” – Frédéric DENHEZ

17 avr

Fiche de lecture : “La dictature du carbone”

La dictature du carbone est un ouvrage qui nous offre une réflexion approfondie sur le carbone au sein de notre société. Pour cela, nous allons découvrir quel est le cycle de vie naturel du carbone et sa place au sein de notre environnement. Puis nous verrons l’impact anthropique et les différentes perturbations qu’il occasionne sur cet équilibre naturel et fragile, provoquant des dysfonctionnements ayant des conséquences irrémédiables sur notre futur.

Après avoir mis en place ce contexte général, l’auteur nous propose des solutions qui remettent en cause quelques grands principes de la société (comme l’impertinence du PIB). Il soumet ainsi des axes de réflexion sur les aménagements nécessaires à réaliser puisque notre mode de vie même est responsable de cette urgence climatique. Ses propos seront critiques sur les dispositifs et politiques actuellement mis en place pour mesurer le carbone et le diminuer. Il pointera du doigt les dérives et problèmes associés. Nous verrons ainsi que l’empreinte écologique n’est plus adaptée ou encore que l’étiquetage des produits de consommation comporte nombre de limites.

Pour finir, il nous expliquera comment fonctionne le marché du carbone, victime de nombreuses incohérences internes et mauvais usages par les pratiquants. Au final, il sera inadapté pour mettre en œuvre son objectif principal : la réduction des émissions de carbone.

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Revue de presse – Semaines du 2 au 15 avril

17 avr

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Intervention d’Eric JULIEN – “Accompagnement au changement et ouverture interculturelle”

12 avr

Eric Julien est porteur d’une histoire et d’un message.

Affecté d’un œdème pulmonaire alors qu’il effectuait une excursion à plus de 5000 mètres d’altitude dans la Sierra Nevada de Santa Marta, au nord de la Colombie, Eric Julien a été secouru par des indiens Kogis. Une dizaine d’années plus tard, fidèle à la parole qu’il leur avait alors donnée, il fonde l’association « Tchendukua – Ici et Ailleurs », afin de racheter pour eux des terres ancestrales pillées par les « petits frères », ainsi que les Kogis nomment les blancs.

Peu à peu, Eric Julien a vu les Kogis faire renaître ces espaces dévastés où repousse maintenant la forêt et respire à nouveau la « terre-mère » ; il a découvert la richesse et la force de leurs traditions et, comme un voyage intérieur, il a appris leurs coutumes et compris leur philosophie de vie. Pour les Kogis, l’homme est la nature ; il est fait de la même matière, il a des fonctionnements similaires, il doit respecter les mêmes règles. Cherchant à réapprendre les gestes et les noms des choses pour pouvoir les réveiller, les Kogis entretiennent la pensée, font vivre la mémoire et transmettent ce qu’ils ont reçu de leurs ancêtres ; ils travaillent ensemble, inlassablement, pour rétablir l’équilibre des forces vitales dont naissent l’énergie et la conscience. Par exemple, la santé est une activité artistique, dans le sens où elle consiste à rétablir l’équilibre harmonieux d’une personne. Les rituels permettent à chacun de construire son identité et d’intérioriser sa relation au groupe : « Dis-le moi et je l’oublie, montre-le moi et je m’en souviens, fais-le moi vivre et je le comprends ». L’essentiel est immatériel ; il faut respecter et protéger la vie, voir au-delà des apparences, et apprendre à vivre en paix par le partage, en conscience et en liberté.

Au fil de ses visites, Eric Julien a appris des Kogis que les lois du vivant sont les mêmes pour tous les peuples ; elles s’incarnent dans des cultures différentes selon l’espace géographique dans lequel elles s’inscrivent, mais leur objet reste partout le même : tenir à distance la violence et la barbarie. Pourtant, nous avons coupé les liens d’interdépendance qui nous unissaient à la nature, pour créer une « mono-culture d’usage » mondialisée, vouée à la recherche du plaisir et à l’assouvissement de nos désirs. Nous avons perdu le sens du don, et notre faculté de partage s’est amoindrie à mesure qu’augmentaient nos possessions. Sans les règles naturelles qui encadrent nos pulsions, nous avons créé un système où la compétition s’est installée, où la souffrance s’est développée et où le sens s’est perdu ; sans motifs de l’action, c’est la motivation qui disparaît, c’est le lien qui se dissout.

La rencontre des Kogis est-elle une occasion pour sortir de notre système et le questionner en profondeur ? En particulier, peut-on puiser dans leurs modes de vie des enseignements utiles pour le fonctionnement de nos entreprises ? Comment l’expérience du vivant peut-elle se décliner dans les organisations ? Si l’on en revient à la respiration, mouvement essentiel de la vie, on peut comprendre que dans tout projet, les phases d’apprentissage et d’information (inspirations) puis les phases d’expression (expiration) doivent se succéder et se compléter. Du mode de gouvernance des Kogis, nous apprenons qu’il est crucial d’accorder à la qualité du processus autant d’importance qu’au contenu du projet. Il s’agit de créer des lieux de confiance, où l’on puisse déposer son « masque fonctionnel » et dépasser les questions superficielles ; des lieux où il soit possible de questionner ses croyances et reconnaître les conflits, de clarifier les objectifs et de convenir des responsabilités ; des lieux où personne n’ait peur de s’exprimer et où chacun se sente prêt à s’engager pour contribuer au résultat collectif. L’exercice du cercle de parole est une manière concrète d’expérimenter la construction d’un sens partagé : s’assoir en rond pour se voir tous ; enlever les tables pour ne plus se retrancher ; éteindre les téléphones et fermer les ordinateurs pour être présents les uns aux autres ; faire circuler la parole sans s’interrompre jusqu’à ce que tout le monde ait eu l’occasion de s’exprimer. C’est ainsi que peut se développer une vraie qualité d’écoute, s’établir des relations de confiance et démarrer un vrai projet collectif. C’est aussi l’une des bases de ce que l’on appelle le « management éco-systémique » : on élabore, par l’expression et par l’écoute, des représentations communes de situations vécues, puis on construit une vision partagée de la situation rêvée, avant de réfléchir ensemble à la stratégie pour y parvenir : sur quelles valeurs va-t-on s’appuyer ? Quelles règles, quels délais, quelles méthodes choisit-on d’adopter pour piloter de manière dynamique l’avancée du projet ? Bien-sûr, cela demande du temps, mais les Kogis nous montrent à quel point ces approches sont solides et efficaces pour réaliser ensemble ce qui relève presque du miracle.

Nous avions débuté notre rencontre avec Eric Julien par un tour de table, afin de se présenter et d’exprimer nos valeurs les plus chères : la générosité, le respect, l’engagement, l’ouverture d’esprit, l’utilité… Après  ce cheminement avec les Kogis, chacun de nous est invité à s’interroger sur la manière dont il les met concrètement en œuvre, dans son quotidien, dans ses relations, dans ses projets. Nous avons tous des marges de manœuvre, et le choix de rester passif ou de faire preuve de courage. Il n’est plus temps de parler, il faut agir !

« Il y a une seule loi de la nature, qui est la même pour tous. On a l’impression que vous l’avez oublié ? Vous n’avez plus d’anciens qui vous transmettent la mémoire et sans mémoire, on ne peut rien faire. Pourquoi ne pensez-vous plus le monde ? La pensée, qu’elle soit kogis ou non, c’est la même pensée, la même conscience. La vraie question, c’est de savoir comment s’en servir, comment utiliser cette pensée. Pour le moment, l’échange entre nous est difficile, mais si demain, on utilisait un peu notre pensée, notre conscience, on pourrait commencer à échanger entre sociétés qui se respectent. Aujourd’hui, la maladie et les déséquilibres sont partout. Les petits frères sont aveugles, ils ne se rendent pas compte »

Mamu Marco BARRO, représentant “spirituel” de la société des Indiens Kogis.

Frédérique RIGAL

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Intervention de Gina DIEU – “Airbus Corporation Foundation”

6 avr

Déléguée Opérationnelle à la Fondation d’Entreprise Airbus, depuis la création de celle-ci en 2008, Gina Dieu est intervenue pour nous présenter la Fondation Airbus et les actions qu’elle mène pour son entreprise.

New-yorkaise, Gina Dieu est arrivée en France il y a 25 ans. Elle a commencé son parcours universitaire par du littéraire et l’a poursuivi dans le droit. Sa formation de juriste lui a permis d’intégrer Airbus, d’abord pour un stage puis par des contrats de courte durée et renouvelables sur des projets ayant recours à ses compétences linguistiques et de juristes.

Après avoir contemplé, pendant 10 ans, les différentes facettes du métier de juriste, Gina Dieu a décidé de se réorienter vers un autre domaine, qui l’a mené à un poste au sein de la Fondation d’Entreprise Airbus.

Pour introduire le sujet, Gina Dieu nous a présenté la politique de développement durable d’Airbus. En effet, cette politique a été déclencheur pour la création de la Fondation d’Entreprise Airbus en 2008.

Airbus emploie environ 55000 personnes au niveau national et international. L’implantation de cette entreprise, sur un site, favorise les emplois. Néanmoins, elle est aussi source de pollution, de trafic et de nuisances. La Fondation a donc été créée afin de promouvoir les valeurs de responsabilité sociale et environnementale, présentes depuis longtemps dans la société. Ces valeurs ont été intégrées à la Fondation d’Entreprise Airbus et elles se sont concrétisées par le soutien d’actions caritatives et environnementales dans le monde et par l’implication de ses employés à ces actions.

La Fondation est administrée par le Conseil d’administration composé pour deux tiers de cadres d’Airbus et d’un tiers d’experts (scientifique, sportif,…). La Fondation a été créée pour une durée de vie légale de 5 ans.

Aujourd’hui Airbus compte 25 sites de part le monde sur lesquels la Fondation réalise ses activités. La Fondation axe ses actions sur trois thèmes : la solidarité, l’insertion et l’éducation des jeunes et l’environnement. Différents projets sont proposés pour être accessibles à plusieurs types d’employés. Avant d’être développé à une grande échelle, un projet pilote est mis en place pour tester la viabilité de celui-ci.

Pour terminer Gina Dieu nous a proposé un exercice d’analyse de la pertinence de l’existence de la Fondation,  par la présentation d’un plan stratégique, dans le but de convaincre la Directrice Générale de la meilleure décision pour l’entreprise au vu de sa démarche de responsabilité sociale et environnementale.

Hivanui MAIARII

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Intervention de Michel KAEMMERER – “Gestion des sols et des déchets”

6 avr

La situation mondiale des déchets de toutes sortes est aujourd’hui très alarmante, et les perspectives de leur gestion –ou non gestion- rapportées à l’augmentation incessante de la population mondiale sont très pessimistes et représentent de multiples et lourds problèmes de santé et de pollution.

Pendant deux jours, M. Kaemmerer nous a présenté l’économie de cette problématique de gestion des sols et des déchets.

Maitre de conférences à l’ENSAT, M. Kaemmerer est membre du laboratoire en écologie fonctionnelle Ecolab et chargé des Relations Internationales pour l’INP (Institut National Polytechnique de Toulouse) pour l’Amérique Latine et le Maghreb.

Dans un premier temps, son exposé a été centré sur  l’importance des sols et des éléments qui le composent. Il est apparu que milieu est complexe et multifonctionnel, le sol reste la composante de l’environnement la plus mal connue bien que constituant le socle direct de la plupart des activités humaines et des écosystèmes terrestres. Il a également mis le focus sur les  agressions et  mauvaises pratiques agricoles qui  réduisent la matière organique essentielle dans le cycle de développement des végétaux.

En ce qui concerne plus spécifiquement les déchets, une difficulté importante tient à la variabilité des définitions et des classifications, dans l’espace et dans le temps. Ce qui conduit à de fréquentes modifications des différents textes de législation existants. Les techniques de compostage ont par la suite été abordées. En effet, la production des déchets par les êtres vivants est considérable. Afin de  minimiser les conséquences de leur retour à l’environnement à  court ou à long terme, de bonnes techniques de gestion sont nécessaires.

Ainsi, certains déchets sont prédestinés au compostage qui consiste à dégrader ou  décomposer de la matière organique dans des conditions bien définies.

Les matières premières organiques, telles que les résidus de culture, les déchets animaux, les restes alimentaires, certains déchets urbains et les déchets industriels appropriés, peuvent être appliquées aux sols en tant que fertilisant, une fois le processus de compostage terminé.

Les deux jours de cours théoriques ont été complétés par la visite d’une usine de  compostage des déchets verts et des boues en provenance des exploitations agricoles. Ce fut une journée enrichissante en terme de découvertes.

Par ma voix, nous remercions M. Kaemmerer d’avoir enrichi nos connaissances sur une ressource aussi importante que méconnue.

Mariama DIOUF

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Finale du Prix des Collectivités Responsables sur le thème de l’Eau

4 avr

Les étudiants du Mastère Spécialisé “Gestion Responsable des Territoires” sont fiers de vous annoncer les cinq finalistes du Prix des Collectivités Responsables, invités à venir présenter leurs projets le 5 avril 2012

-          Mairie de Vielha e Mijaran, Catalogne, Espagne.Projet présenté : Programme pédagogique de sensibilisation de la jeunesse autour de l’eau

-          Mairie de Cahors, Lot.Projet présenté : Formation de personnel et équipement d’un véhicule municipal d’un système de dopage à l’eau

-          Mairie de Grenade, Haute-Garonne.Projet présenté : Plan de gestion conservatoire de l’île de Martignac et du bras mort de Fontaine

-          Communauté de communes du Saint-Gaudinois, Haute-Garonne.

Projet présenté : « Berges de Garonne »

-          Mairie de Saint-Amans Valtoret, Tarn.

Projet présenté : Réhabilitation des sagnes et restauration des périmètres de captage

La présentation des projets devant le Jury officiel et la remise des prix aura lieu ce jeudi 5 avril à l’ESC Toulouse, 20 boulevard Lascrosses (métro Ligne B : Compans Caffarelli) à partir de 16h45 en salle 322 (3ème étage).

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Intervention de Martine MATHOREL – “Agenda 21″

4 avr

Mme Mathorel, directrice de l’Agence Régionale Pour l’Environnement – Midi Pyrénées (ARPE), est venue nous présenter l’outil dédié à la conduite des démarches territoriales de développement durable : l’agenda 21 locaux.

Dans un premier temps, Mme Mathorel nous a présenté l’organisation et les missions de l’ARPE – Midi Pyrénées, notamment le projet 2011 -2015 de l’agence, qui devient l’agence régionale du développement durable. L’ambition est aujourd’hui de généraliser le développement durable sur le territoire régional.

Depuis 15 ans, L’ARPE aide les collectivités dans leurs démarches agenda 21 local. Son rôle est d’informer et conseiller les élus et collectivités sur les démarches et axes de réflexion nécessaires au succès de cette action, ainsi qu’un rôle d’expert pour le ministère des dossiers d’autres régions.

Principales actions :

  • Adapter la démarche au cas de chaque collectivité, en cohérence avec le cadre de référence national, et les agendas 21 des autres régions.
  • Aider à la rédaction d’un cahier des charges pour être accompagné d’un consultant externe.
  • Suivre la démarche et à faire connaitre, et mettre la collectivité en réseau avec d’autres collectivités.
  • Aider à la mise en œuvre de certaines actions (énergies, eau, sensibilisation aux enjeux du développement durable …).
  • Création d’outils, tels que le « Territoscope » (disponible sur le site Internet www.territoires-durables.fr).

Le concept d’Agenda 21 a été officialisé en 1992 à Rio de Janeiro, lors de la Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement (Sommet de la Terre). L’agenda 21, encouragé par l’ONU et approuvé par la France, concrétise la prise de conscience planétaire de la nécessité d’un développement durable pour les activités humaines au cours du 21e siècle. Ce concept est censé être mis en application, par les 178 nations signataires, à trois niveaux : national, régional et local. Il doit être le garant de la cohérence de l’ensemble des procédures ou démarches plus sectorielles de démarches territoriales de développement durable.

Mme Mathorel, en nous présentant l’histoire et les évolutions de cet outil, nous a fait découvrir les différentes typologies avec leurs forces et faiblesses des agendas 21 locaux (institutionnel, éco-citoyen, projets partagés), ainsi que leurs évolutions dans leurs mises en place en fonction de certains facteurs tels que la volonté politique, les moyens humains et financiers à disposition et l’implication de la société civile.

Dans un second temps, il nous a été exposé les méthodes pour réussir une telle démarche. :

  • Inscrire le projet dans le projet politique de la collectivité
  • Structurer la démarche en mode projet
  • Définir les étapes-clés du projet
  • Le diagnostic territorial
  • La stratégie territoriale
  • Le plan d’action
  • Les indicateurs de suivi
  • L’évaluation
  • La communication, l’information, la sensibilisation et la formation
  • La participation de la société civile

Un focus a été plus particulièrement réalisé sur le diagnostic territorial, étape complexe et longue, avec la présentation d’outils et de méthodes pour la réalisation de cette étape. Mais également, sur la mise en place du plan d’action, en concertation avec les administrés, les élus et les techniciens de la collectivité concernée.

Enfin, nous avons terminé cette intervention par une étude de cas sur l’évaluation d’agenda 21 local, étape précédant la reconnaissance de ce dernier.

Mme Mathorel, nous a permis d’avoir une analyse critique de cette démarche, en nous exposant de nombreux cas concrets et en nous proposant un inventaire le plus exhaustif possible des outils à disposition pour réussir  la mise en place d’agenda 21 local.

Benoît ROBELIN

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Intervention de Benoît VAN DER REST – “Energies : biocarburants et cultures énergétiques, bilan produit”

3 avr

Pendant deux demi-journées, Mr Benoit Van Der Rest, docteur en biologie, agrégé en Sciences de la Vie et de la Terre et maître de conférences à L’Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT), est venu nous apporter des éléments de compréhension sur la problématique des agro-carburants. Dans le cadre de son activité d’enseignement, il traite notamment de la valorisation non-alimentaire des agroressources, et plus particulièrement des cultures énergétiques. En parallèle, chercheur au laboratoire de Génomique et Biotechnologie du Fruit, il effectue des recherches sur la biosynthèse d’arômes chez la tomate, afin de mieux caractériser les voies de biosynthèse des composés volatils à l’origine des arômes des fruits.

Dans un premier temps, Mr Van Der Rest nous a exposé les différentes possibilités de valorisation de la biomasse végétale, avant de se focaliser sur les agro-carburants. Après un historique de l’utilisation des agro-carburants en Europe et dans le monde, il a identifié les différents types d’agro-carburant existants, leurs procédés de fabrication, ainsi que les caractéristiques énergétiques et leurs potentiels. Nous avons parcouru ensemble les avantages et inconvénients de chacun d’entre eux.

Afin de mieux comprendre les débats autour des agro-carburants, notamment sur l’impact environnemental de ces derniers, Mr Van Der Rest, nous a présenté les principales recherches effectuées sur ce thème, avec un focus sur les analyses de cycle de vie réalisé sur ces énergies, et en effectuant un comparatif avec les énergies fossiles.

Il a ensuite terminé cette intervention, en nous introduisant aux agro-carburants de deuxième et troisième génération, toujours en phase expérimentale.

Nous remercions Mr Benoit Van Der Rest, pour ce cours enrichissant et son enthousiasme à nous faire découvrir les enjeux des agro-carburants.

Benoît ROBELIN

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Intervention de Bruno COSTES – “Aéronautique et questions environnementales”

2 avr

Le transport aérien est souvent une cible facile quand le sujet de la protection de l’environnement et du réchauffement climatique est abordé. Comment, par exemple, gérer la fin de vie d’un avion tout en limitant l’impact sur l’environnement ? Cette question, Airbus a décidé d’y répondre en lançant notamment un projet innovant pour mettre au point et expérimenter les procédures les plus avancées de démantèlement et de recyclage des principaux matériaux et autres composants à valeur résiduelle, dans un souci permanent de respect de l’environnement et de la sécurité.

Monsieur Bruno Costes, directeur des expertises et affaires environnementales au sein d’Airbus et vice-président de l’IAEG (International Aerospace Environmental Group), nous a présenté les démarches de développement durable qui ont été entreprises dans ce domaine sous l’angle du dialogue avec les parties prenantes. En effet, leur identification permet ainsi d’élaborer une stratégie adaptée et proposer des services qui répondent à leurs attentes, pour mieux positionner les gammes de produits.

Après un exposé de la législation en vigueur quant aux différentes obligations pour les entreprises de traduire leur performance environnementale, avec une attention particulière pour les gaz à effets de serre (Normes ISO 14064, ISO 9001, Loi LNE, Loi Grenelle II …), M. Costes a orienté son intervention sur la notion d’expression des besoins et l’intérêt de communiquer l’information en interne et en externe, dans le but d’organiser le dialogue vis à vis de l’utilisation du produit que l’on veut mettre en place.

Il nous a ensuite proposé un exercice pratique visant à élaborer la stratégie d’accompagnement d’un projet d’installation d’une unité de traitement de surface des alliages d’aluminium, afin d’en assurer l’acceptabilité environnementale, sociale et économique.

Marie-Catherine BOURGA

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